Les pouvoirs de Myriam

(Auteurs :  Myriam Heart of ice, Ylthanis)

 

Alors que tout le monde se reposait après cette victoire difficile, Myriam profita de l'inattention du groupe pour leur fausser compagnie. Elle se sentait bizarre, son corps se refroidissait de plus en plus. Elle ne comprenait pas cet état soudain et continuait à avancer droit devant elle jusqu'à arriver à une petite chute d'eau. Elle s'arrêta et enleva ses gants pour boire un peu d'eau, mais au moment où ses mains entrèrent en contact avec l'eau, celle-ci se changea en glace. Etonnée, elle retira immédiatement les mains de l'eau, elle se mit ensuite à réfléchir au pourquoi du comment de ce phénomène. Elle regardait ses mains tout en avançant toujours droit devant elle, ne faisant pas attention à tous ce qui l'entourait.

Pendant ce temps, Ylthanis se réveilla et constata l'absence de Myriam. Voyant les autres encore profondément endormi, il se décida à aller à sa recherche tout seul. Il tenta de la localiser avec sa magie mais rien, quelque chose l'empêchait de repérer Myriam. Il examina alors les environs pour trouver le moindre indice sur la direction qu'elle aurait pu prendre. C'est alors qu'il trouva sur le sol un pendentif représentant le symbole des elfes de la nuit, mais il semblait que ce n'était qu'une moitié du pendentif. Ylthanis prit donc la direction où il avait trouvé l'objet.

De son côté, Myriam continuait d'avancer, l'esprit occupé à réfléchir sur ce qui c'était passé. Ne regardant pas devant elle, elle ne put voir qu'une branche se dressait sur son chemin et sans y prêter attention, elle passa au travers sous forme de brume. Elle s'arrêta, remarquant ce qui venait de se passer. Elle décida alors de s'asseoir pour pouvoir mieux y réfléchir.

C'est alors qu'Ylthanis, après plusieurs minutes, retrouva Myriam assise contre un arbre les yeux fermés.

Ylthanis :

- Myriam ??? Est-ce que ça va ?
Myriam :

- .......

N'obtenant aucune réponse, Ylthanis mit sa main sur le cou de Myriam pour vérifier si elle était toujours en vie. C'est alors que sa main commença à geler, mais il eut heureusement le temps de l'enlever avant qu'elle ne le soit entièrement. Myriam ouvrit les yeux.

Myriam :

- Ne me touche pas.
Ylthanis :

- Que s'est il passé ?
Myriam :

- Je ne sais pas, mais il vaut mieux que tu évites d'être en contact avec ma peau. Il y a quelque chose qui changé en moi et je ne sais pas encore ce que c'est.
Ylthanis :

- Tu peux me donner plus de précision ?
Myriam :

- Pendant que vous dormiez, j'ai eu une sensation bizarre.
Ylthanis :

- Quelle sensation ?
Myriam :

- Mon corps se refroidissait. Ensuite, j'ai changé de l'eau en glace au simple contact de mes mains. Et j'ai traversé une branche.
Ylthanis :

- Traversé une branche ?
Myriam :

- Oui, un peu comme le font les vampires, une sorte de brume.
Ylthanis :

- Hummm........On va réfléchir sur ces phénomènes, mais je dois d'abord te rendre ce pendentif, il me semble qu'il t'appartient, je l'ai trouvé sur le sol.
Myriam :

- Oui, c'est bien le mien.
Ylthanis :

- J'ai l'impression que ce n'est qu'une moitié, je me trompe ?
Myriam :

- C'est effectivement une moitié, elle représente le symbole des elfes de la nuit, c'est mon père qui l'avait offert à ma mère, qui me la ensuite donné avant de mourir.
Ylthanis :

- Tes parents étaient des elfes de la nuit ?
Myriam :

- Non, seulement mon père. Ma mère était une elfe de glace.
Ylthanis :

- Une elfe de glace ? Ca peut expliquer les derniers phénomènes. Ta mère, a-t-elle offert l'autre moitié du pendentif à ton père ?
Myriam :

- Je n'en ai pas la moindre idée, je n'ai pas connu mon père. Tout ce que je sais de lui c'est qu'il est un elfe de la nuit. Mais c'est probable qu'il ait l'autre moitié.
Ylthanis :

- La moitié que tu possèdes, représente le symbole des elfes de la nuit et ton père la offert à ta mère. Je pense que ta mère a offert l'autre moitié à ton père et qu'il représente le symbole des elfes de glace.
Myriam :

- C'est bien possible, mais où veux tu en venir ?
Ylthanis :

- Eh bien voilà, je pense que si on réunit les deux moitiés en un pendentif, tu seras en mesure de contrôler tes nouveaux pouvoirs. Car pour l'instant tes pouvoirs se développent mais tu ne peux les contrôler.
Myriam :

- C'est bien beau tout ça, mais je n'ai aucune idée de l'endroit où se trouve l'autre moitié.
Ylthanis :

- Il doit se trouver là où se trouve ton père.
Myriam :

- Je pense que oui mais je ne sais pas où il se trouve et je ne sais même pas à quoi il ressemble et ni s'il est encore en vie.
Ylthanis :

- On va se débrouiller. Il faut maintenant retourner auprès du groupe.

De retour auprès du groupe.

Ylthanis :

- Réveillez vous, aller un peu de nerf. J'ai quelque chose à vous dire.
Le groupe :

- On t'écoute.
Ylthanis :

- Myriam et moi devons vous quitter pendant quelques temps.
Dead :

- Pourquoi ?
Ylthanis :

- Une affaire importante à régler, ne vous inquiétez pas. Vous pouvez continuer sans nous pour le moment.
Deika :

- Vous en avez pour combien de temps ?
Ylthanis :

- On se retrouvera à la taverne de la Chope d'or dans trois jours.
Furet :

- Je connais cette taverne. Ne t'en fais pas Ylthanis, je les guiderais jusque là-bas.
Haper :

- Ok, on vous y attendra et quand vous reviendrez, on ira chercher l'artefact de Myriam.
Ylthanis :

- Très bien, je vous dis à dans trois jours et faites attention à vous.

Et c'est ainsi, qu'Ylthanis et Myriam se mirent en route à la recherche du père de Myriam et de son pendentif. Pendant que le reste du groupe se dirigeait vers la taverne de la Chope d'or.

 

Après plusieurs jours de marche éreintante, Myriam et Ylthanis arrivèrent à la lisière d'une énorme forêt.. ils décidèrent d'un commun accord de s'y reposer. Une foret n'était il pas ce qu'il y avait de plus sûr pour des elfes ?
Pendant qu'Ylthanis dormait un peu (Myriam n'y parvenant pas, ses idées et ses pensées étant trop obnubilées par cette recherche de son père et de ses origines) quelque chose d'étrange se produisit... Myriam se vit entourée d'un halo blanc bleuté et partit dans une espèce de transe... Quand elle reprit connaissance elle vit que son compagnon était complètement entouré par de la glace, la peau légèrement bleutée... Prise de panique elle essaya de briser cette glace qui avait déjà du tuer le chevalier. A coup de poing, de masse improvisée sous forme d'un morceau de tronc d'arbre, elle ne voulait pas laisser passer la moindre chance de pouvoir le sauver si cela était encore possible ... Après maints essais infructueux elle se décida à dégainer l'épée courte magnifiquement ouvragée qu'Ylthanis lui avait offerte juste après avoir quitté le groupe... il lui avait dit qu'elle lui servirait un jour... mais à quoi ? Elle ne le savait pas cela l'énervait d'ailleurs... Il était tellement énigmatique par moment et elle ne savait pas pourquoi mais elle acceptait cela... (venant de lui seulement... )... En attendant elle pourrait peut-être gratter cette glace que les coup de butoirs qu'elle avait mis précédemment n'avaient pas égratignée... Lorsqu'elle approcha l'épée de la glace afin de tenter de la fendiller, celle-ci s'auréola d'une nimbe de feu et fit fondre la glace en un rien de temps ... Ylthanis ouvrit alors les yeux et fit un grand sourire...

 

Ylthanis :

- Tu as fait un cauchemar éveillé cette nuit. Je n'ai même pas eu le temps d'intervenir... Tu m'as gelé sur place quand j'ai voulu te toucher... Il faut vraiment que l'on trouve ton père... mais pour cela je vais devoir t'emmener quelque part car seul "lui" pourra te donner les indications que tu recherches... Je l'ai vu en "rêves" pendant ma période de gel...

Myriam hésitait entre lui mettre une paire de baffes et lui assener un grand coup d'épée. Elle hésita tellement qu'elle ne se rendit même pas compte que la nature autour d'elle était complètement gélée sur plusieurs kilometres... Ce n'est que quand Ylthanis lui dit de se calmer qu'elle s'en rendit compte.

Ylthanis :

- Je ne vais pas pouvoir agir à limiter tes effluves très longtemps si tu t'énerve de la sorte... Je pense que quand nous serons à destination, je te laisserais gravir la montagne seule... Il te faudra toute ta tête pour parvenir à trouver ce que tu cherches et on dirait que ma présence te gêne par moment. *dit il sur un ton plus tôt ennuyé*

Myriam :

- Mais non tu te méprends ! C'est que tu m'as fait peur. Je te croyais mort, et de voir que tu es en parfaite santé comme si tu t'étais joué de moi, je n'aime pas ça c'est tout .. * dit elle en faisant une large mou*

Ylthanis :

- Bien ! Nous verrons ce que je ferais rendu là bas, en attendant tache de te calmer, s'il te plait !

Plusieurs jours plus tard ils parvinrent au pied d'un mont brumeux, tellement brumeux que l'on n'en voyait pas le sommet.

 

Ylthanis :

- Comme je te l'ai dit, il y a de cela quelque jours je vais devoir te laisser. Tes pouvoirs allant en se décuplant lorsque je suis à côté de toi. Je ne serais jamais très loin, ne t'inquiète pas. Vas, prend ce sentier et trouve celui qui sait ce que tu dois apprendre... (Réussis son épreuve... je t'en supplie réussis, prouve ta bonne volonté, ta ferveur, rends ton coeur pur, crains la moindre erreur et fais naître (ou entretiens? Il se posait la question lui même) une loyauté irréprochable (mais était-ce bien de loyauté qu'il s'agissait ? Etait-ce bien cela ou autre chose qu'il ressentait pour elle ?) * dit il dans un murmure lorsque Myriam se fut éloignée de quelques mètres* )

Myriam :

- Qu'as-tu dit ? * dit elle en se retournant *...

Elle sursauta en voyant Ylthanis commencer à disparaître, prenant petit à petit une forme brumeuse qui s'éleva dans le ciel, comme s'il fuyait le contact de Myriam. Elle commença alors à courrir en direction du sentier. plus tôt cela serait fait et plus tôt elle pourrait contrôler ses facultés, et plus tôt elle pourrait enfin avoir tout le temps Ylthanis à ses côtés, en tant que compagnon de route seulement, mais en était elle certaine Elle commençait à douter. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait, ce qu'elle pensait. Etait-ce ses pouvoirs qui la rendaient comme ça ? Ou alors tenait-elle plus qu'elle ne voulait se l'avouer à cet elfe énigmatique, énervant, mais dont la présence avait normalement la faculté de la rassurer, mis à part ces derniers temps. En fait depuis la découverte de ses pouvoirs, depuis que celui-ci ne pouvait plus l'approcher comme il le faisait auparavant. Elle voulait en avoir le coeur net, elle voulait savoir si c'était ses pouvoirs ou pas. Elle augmenta l'allure et finit par arriver sur une crête où un vieillard semblait tenté de pousser un rocher bouchant apparemment l'entrée d'une grotte.

 

Myriam :

- Bonjour.. que vous arrive-t'il ? Pourquoi cherchez-vous à bouger ce rocher beaucoup trop lourd pour vos maigres forces ? Sans vouloir vous offusquer bien sûr,  ni paraître trop curieuse !

Le vieillard :

- Eh bien il se trouve que quelqu'un à trouvé amusant de boucher l'entrée de mon abri avec ce rocher pendant que j'étais parti récolter mon "gibier" dans mes trappes. Pourriez-vous m'aider gente damoiselle ? Vous me paraissez être assez forte malgré votre frêle allure. Je vous offrirais le gîte et le couvert pour la nuit prochaine si cela vous tente.

La proposition était bien tentante. L'après midi commençait juste mais discuter avec un habitant du "coin" pourrait apporter quelques informations assez intéressantes.. elle décida donc d'aider le vieillard.. Elle déplaça un petit rocher à côté de celui qui bouchait l'entrée de la grotte et avec un petit arbre déraciné qui était à côté, elle fit levier et réussit ainsi à débloquer l'entrée.

Le vieillard :

- Merci, merci beaucoup. Je me voyais mal rester dehors avec mes rhumatismes. *dit il en claudiquant vers l'intérieur* Je vais de ce pas préparer à manger, vous devez être affamée !

Le vieillard sortit alors de dessous sa cape un lot de petit lapins et de grives et commença à préparer un ragoût dont le fumet faisait grogner de plaisir l'estomac de Myriam. Celle-ci rougit tellement les "grenouilles" résonnaient dans la grotte, mais personne sauf elle ne semblait les entendre. Soit il était sourd comme pas possible soit il faisait semblant de ne pas entendre ce qui était très gentil de sa part.
Après un repas meilleur qu'il n'y paraissait au premier abord Myriam réussit à s'endormir (elle ne savait pas comment ni pourquoi mais elle y parvint). Lorsqu'elle se réveilla elle était sur une corniche, chercha la grotte et le vieillard du regard derrière elle mais ne trouva rien, seulement une petite statuette à ses pied. Elle l'a prit et entendit ces mot résonner dans sa tête :

" Tu as agi avec honneur et prouvé ta bonne volonté, prends ceci, elle te permettra d'avoir le droit de faire une erreur dans ta quête". Myriam déposa la statuette, et repartit. Elle ne voulait pas de cette aide dont elle ne savait rien, et de toute façon elle ne ferait pas d'erreur. Si elle en faisant, elle assumerait les conséquences.

Au sommet de cette montagne interminable se tenait un homme en armure dorée ( un elfe peut-être ? Mais bizarrement il était trop musculeux pour être un elfe à part entière. Un demi elfe cela était improbable, il n'avait aucune pilosité au menton, même rasé elle l'aurait vu. Elle décida de ne point s'en soucier et de continuer à avancer). Celui-ci se mit en travers de sa route et lui dit :

- Que venez-vous faire en ces lieux sacrés ? Personne n'a le droit de déranger le maître de ces lieux, en aucun cas.

 

Elle n'eut pas le temps de répondre qu'une voix qu'elle semblait reconnaître dit derrière le guerrier :

- Elle vient passer une épreuve pour la connaissance, laisse-la passer, ce qui l'attend est bien pire que ce que tu pourrais lui faire ! *Dit le vieillard en sortant de la pénombre d'une grotte qui était un peu plus loin sur le chemin caillouteux*.

Myriam décida de profiter de cette aide providentielle pour pouvoir avancer. De toute façon le guerrier n'aurait fait que la ralentir mais elle serait passé tout de même. Elle l'aurait gelé sur place c'est tout. Elle entra donc dans le sommet de cette montagne et se retrouva ensuite dans une énorme salle où trônait un elfe dont la peau miroitante grisée luisait de mille feux, répercutant la chaleur et la luminosité des torches qui éclairaient.

- Alors tu viens pour apprendre qui est, où était ton père, et trouver peut-être le médaillon qui complètera celui que tu portes c'est bien cela ? Eh bien, réussis mon épreuve et je te dirais ce que tu veux savoir. Vois-tu ces 4 portes là-bas, chacune mène à ce que tu recherches. Le chemin le plus facile est derrière celle de gauche, le plus difficile celle de droite. A toi de choisir !

 

Sans hésiter elle se dirigea vers celle de droite, la facilité ne lui convenant pas. Elle savait que comme pour tout il fallait lutter pour obtenir ce que l'on voulait, et elle était certaine de toute façon que si elle choisissait la porte la plus rapide elle n'aurait pas toutes les réponses à ses questions. Elle s'engouffra donc dans l'ouverture de la porte et descendit un interminable escalier pour se retrouver dans un boyau où elle entendit des halètements, des bruits de batailles et quand elle alla prudemment plus avant pour voir ce qu'il en était, elle vit huit grands trolls aux prises avec une guerrière qui maniait une épée courte enflammée et une épée de glace dans l'autre main avec une aisance qui semblait surnaturelle. Elle allait intervenir pour aider celle-ci mais un petit détail l'embêtait. Il semblait que dans le fond de cette "grotte" se blottissaient des silhouettes très filiformes, aux nez plutôt allongés, ce n'était pas des enfants. C'était des petits trolls. Les trolls semblaient faire écran pour protéger leur progéniture mais ne semblaient pas vouloir blesser la guerrière qui elle, au contraire, venait d'en tuer un en lui assenant un coup d'épée en travers du crâne et lança sa deuxième épée sur un trollet qui s'étala à terre, terrassé... Myriam réagit promptement et encocha une flèche, visant la tête. Elle décocha... La flèche fit mouche... La guerrière tomba... Les trolls disparurent ainsi que le corps de leur "ennemie"... Une voix se fit entendre :

- Tu as prouvé ta ferveur et ton coeur est pur, tu n'as pas attaqué les trolls sans avoir chercher au préalable à comprendre ce qui se passait... Tu peux accéder à l'épreuve suivante... Et n'oublies pas ce qui se trouve derrière toi...

 

Elle se retourna et vit sur un piedestal le morceau manquant de son médaillon... Elle le prit, le fit toucher celui qu'elle portait au cou et se sentit envahie de puissance, une puissance enivrante... Elle allait faire passer un sale quart d'heure à celui qui lui ferait subir la prochaine épreuve c'est sûr * Se dit elle en son for intérieur*.  Puis elle passa une porte qui venait d'apparaître

 

Etant dans le noir complet Myriam chercha tout d'abord à se repérer, essayant d'évaluer la taille de la pièce, la présence ou non d'autres personnes ou êtres possiblement hostiles... Elle entendit juste une respiration au loin, à environ 500m selon ses estimations. Elle se dirigea donc dans cette direction et tout à coup une vive lumière apparut, l'éblouissant un bref instant. Lorsqu'elle rouvrit les yeux elle vit devant elle Ylthanis. Elle voulu s'avancer vers lui, heureuse de le revoir ( et là elle en était sûre c'était de la joie.) Mais celui-ci recula, maintenant ainsi la distance les séparant.

Myriam :

- Tu ne crains plus rien, je maîtrise mes pouvoirs maintenant que j'ai la deuxième moitié de mon médaillon. Pourquoi t'éloignes-tu comme cela ? * Elle semblait un peu dépitée, déçue que le chevalier qui d'habitude profitait de ces occasions où elle s'approchait de lui pour la taquiner un peu cherche à s'éloigner)

Ylthanis :

- Oui je le sais, mais tu cherches aussi autre chose, et je suis le gardien de cette connaissance. Cette charge vient de m'être donnée par le dragon de platine, BAHAMUT lui-même, celui qui t'as envoyée faire ces épreuves. Je suis apparemment ta dernière épreuve. * Il semblait avoir un air grave, sans aucun sentiment* Si tu veux passer il te faudra me terrasser.

Myriam savait bien (enfin savait déjà pas mal de choses sur les capacités de son compagnon d'aventure) qu'elle ne pourrait pas rivaliser avec lui, même en maîtrisant ses nouveaux pouvoirs, mais si elle subissait cette épreuve c'est qu'elle pouvait la réussir, qu'elle pouvait faire fléchir le chevalier. Mais le terrasser était-il nécessaire ? Elle réfléchit à cela et subitement elle réalisa qu'elle n'avait aucune envie de lui faire du mal. Sa première réaction en le voyant n'avait-elle pas été de vouloir se rapprocher de lui ? Oui décidément la vie nous joue de bien vilains tours. Celui qu'elle aimait lui barrait la route vers ce qu'elle était venu chercher, mais elle ne pouvait avouer cela sans être sûre et certaine de ce qu'il ressentait. Elle aurait l'air stupide s'il lui disait qu'il ne voyait en elle qu'une "amie". Mais pourquoi n'entamait-il pas le combat ? Il semblait morne, comme exécutant cette tache à contre coeur. Se pourrait-il qu'il ressente quelque chose pour elle ? Elle était partagé entre la joie que cela soit possible et la pensée que vu ce qu'il avait vécu par le passé, vu comment sa famille avait été massacrée et sa promise dévorée par un dragon vert, comment pourrait-il aimer à nouveau ? Elle décida de tenter le tout pour le tout. Elle brisa le médaillon, et avec une mèche de ses cheveux elle tressa une cordelette assez longue pour faire office de "chaînette" au demi pendentif.. Elle s'approcha d'Ylthanis, et sans se soucier de savoir comment il réagissait elle le lia autour de son cou. Celui-ci laissa choir son épée, son bouclier et sembla sans défense, complètement abasourdi, le regard dans le vide, à se demander ce qui se passait. Elle passa ses bras autour de sa taille et l'enserra tendrement puis déposa un baiser sur les lèvres du chevalier qui, reprenant ses esprits, l'enserra à son tour.

 

Une voix se fit entendre derrière eux :

- Je ne voudrais pas vous déranger; je vois que tu n'as pas un coeur glacial comme je le craignais, que tu es capable d'aimer. Tu as su surmonter mes épreuves et je vais te révéler ce que tu veux savoir."

Elle se retourna et vit un splendide dragon de platine, resplendissant dans la lumière, à l'aura apaisante.

- Je me nomme BAHAMUT. Mais cela tu le savais sans doute déjà.. Mais ce que tu ignorais, c'est que je ne suis pas moins que ton père... Eh oui !... Ta mère était une elfe de glace magnifique, surprenante mais parfois tellement distante... Nous nous sommes aimé il est vrai... Elle m'a d'ailleurs offert le médaillon que tu as offert de même à celui que tu chéris, et je lui ai offert celui que tu portes actuellement en guise de notre attachement... Mais la vie a fait que mes "taches" m'ont beaucoup trop éloigné d'elle... et quand j'ai voulu prendre des nouvelles la dernière fois, j'ai appris qu'elle était morte en te laissant... J'ai donc chercher à te retrouver pour veiller un tant soit peu sur toi, mais comme tu ne semblais pas en avoir besoin j'ai laissé ma bienveillance sur mon coeur et ne me suis point découvert à toi. Et, quand tu es parti à l'aventure tu as rencontré quelqu'un qui a su te protéger sans doute bien mieux que je n'aurais pu le faire, et tu as su lui insuffler des envies d'aventures, de retrouver le goût de vivre et non de survivre. Ce goût de vivre qu'il avait perdu suite à ses mésaventures.. mais cela tu l'apprendras de sa bouche si vous en discutez. Ce que je peux te dire également c'est que tu as une capacité que tu n'as pas encore découverte. Concentre toi, et vois ce que tu peux faire.

 *Myriam commença à s'auréoler de teinte grise blanche et se métamorphosa en une magnifique dragonne de platine*

- Tu pourras ainsi aider tes compagnons et peut-être enfin débarrasser le monde de ce grand mal. Mais je ne vous ai que trop retenus, vous devez rejoindre vos compagnons, et reprendre votre campagne de lutte contre le mal. Sache que si tu as besoin et qu'Ylthanis n'est pas là pour t'aider je viendrais. Allez, et soyez heureux.

 

Ils disparurent, et les deux nouveaux "amants" se retrouvèrent, voletant dans les cieux en direction du point de rendez-vous... Ylthanis semblait distant dans son vol, perdu dans ses idées. Elle se rapprocha de lui et lui demanda ce qui n'allait pas. Il lui répondit que maintenant il allait avoir une tache de moins à faire... la protéger... Elle en était parfaitement capable seule. Mais il acceptait sans aucun problème de lui laisser plus de liberté qu'il ne lui en avait laissé auparavant quand il la protégeait sans trop le montrer, et même parfois sans s'en rendre compte.