Le dragon noir
(Auteurs : Eärinya - Bargo - Gilgamesh - Willard )
Décidément, les choses ne tournaient pas rond... Leur départ de Galaad avait été précipité, trop de choses s'étaient passées, trop d'informations nouvelles leurs avaient été révélées en trop peu de temps...
Depuis plusieurs mois déjà, Bargo semblait perdre le
contrôle sur sa vie, sa destinée comme l'appelle les gens qui ont
fait quelque chose de leur existence (Comme si pour exister, il fallait
faire et non être... )... Qu'était devenue sa vie depuis que dans ce
charnier oublié au pied d'une montagne, il avait arraché Filâme des
entrailles fossilisées d'une créature abjecte ? Seul, il n'existait pas,
avec cette lame il était l'instrument, le larbin d'une destinée...
Non tout n'était pas noir, il avait rencontré des
personnages uniques, Willard dont la force et la fougue au combat n'avait
d'égale que son caractère, trempé dans les forges de Torr... Gilgamesh l'Archimage,
Bargo avait plus de difficulté à cerner ce personnage aux pouvoirs sans
limites. La présence de cet être si puissant aurait paru plus logique aux
yeux du demi elfe dans un panthéon à contrôler le monde plutôt que parmi les
mortels tel que lui... Son âge vraisemblablement avancé devait expliquer sa
capacité à appréhender un combat de la façon la plus chevaleresque qui soit.
A l'apogée des hostilités, n'entendant que son abnégation sans limites,
imaginant ses compagnons toujours dans les situations les plus désespérées,
lui parvenait avec l'aide de son dragon Azroc à sauver le monde des
vivants...
Puis il y avait Athos, ou plutôt Eärinya (ça sonnait tellement bien Eärinya, dérivé probablement de l'Aulne, l'arbre de référence d'Ath... d'Eärinya), elle était unique, fragile en apparence, mais capable de renverser une situation à priori perdue...
Mais elle leur avait menti, elle lui avait menti...
Depuis Galaad, les découvertes que Bargo y avait
faites, cette civilisation, leur mission, il avait cru oublier la belle
elfe, il réalisait qu'ils étaient l'instrument d'une destinée illustre, eux
par leurs pouvoirs, lui parce qu'il était porteur de Filâme, et que cette
mission si noble excluait toute romance.
La grandeur de leur tâche d'une part, les pouvoirs
incommensurables de ses compagnons d'autre part étaient autant d'obstacles
pour que lui Bargo, demi elfe vagabond ne puisse espérer un jour partager
cette flamme... Et puis voilà qu'elle avouait sa pudeur, sa crainte lors de
leur première rencontre, et enfin ce mensonge. Cela eut l'effet d'une
détonation dans le coeur de Bargo, Eärinya démontrait ainsi sa fragilité,
elle redevenait une femme... accessible... Mais pas pour lui, elle avait eu
peur de lui, c'était à lui qu'elle avait menti, et c'était devant le groupe,
regardant avec passion Gilgamesh, qu'elle avouait sa tromperie... Non, tout
n'était pas noir pour tout le monde...
Quand voyant la réaction du groupe, Eärinya proposa
probablement par politesse de les quitter, Bargo réagit une fois de plus
trop vite :
- NOOONNNN !
Puis lui même effrayé par le cri désespéré de son âme, poursuivit maladroitement :
- Notre ennemi est redoutable, notre nombre augmentera nos chances de réussite...
Le groupe reprit sa route, Bargo souffrant mille
maux, avec Will, en tête, et derrière ensemble, Eärinya et Gilgamesh
cheminant de concert. Les choses ne tournaient vraiment plus rond du tout
pour le demi elfe...
C'est ainsi que nos quatre compagnons, quittèrent le
champ de bataille. Guidés par une destinée illustre, ils poursuivirent leur
chemin vers les montagnes, à la recherche de Pyro qui les avait laissé pour
permettre la rencontre avec les autres protagonistes de cette épopée contre
le mal...
Nos quatre compagnons en route vers l’inconnu, marchaient en silence. Tous, plongés dans leurs pensées, gravissaient cette montagne qui s’élevait au-delà des nuages.
" Combien de jours de
marche, faudrait–t-il pour que nos aventuriers rencontrent les autres
protagonistes de cette soit disant prophétie ? Et surtout quelles autres
mauvaises surprises leur avait-il concocté ce Grand-Mal? "
Soudain le Nain rompit le silence et dit :
- Gil, quand ton lézard volant reviendra pour nous informer de ce qu’il y a de l’autre cote de cette montagne ?
Cette phrase avait retentit comme un coup de tonnerre
dans la tête de Gil.
- Mais c’est vrai ! S’écria-t-il. Espérons qu’il ne
lui est rien arrivé.
- Ne t’inquiètes pas ! Répondit l’elfe pour rassurer
Gil comme elle le pouvait. Ton dragon est bien trop malin pour se faire
attraper, il doit fureter de ci de là comme à l’accoutumer.
Plus ils montaient, plus le froid se faisait
insistant. Bargo arrêta son groupe et suggéra à tout le monde de s’habiller
chaudement les prochaines heures devraient êtres difficiles. Avec sa sagesse
habituelle Bargo dit au groupe :
- Nous devrions trouver un abri pour nous protéger.
Cela m’étonnerait que l’ont soit au sommet avant la nuit !
- Cela requiert mon expérience entonna Willard de sa grosse voix. Les grottes ou les cavernes ça me connaît, s’agirait pas dormir n’importe où. Foi de nain.
Les trois compagnons sourirent et répondirent en cœur
:
- Fait donc Will, c’est vrai que tu es le mieux placé pour nous trouver un abri dans ces montagnes.
Willard avait pris la tête de notre groupe.
Ils marchèrent
encore une bonne heure lorsque le nain s’arrêta et s’écria :
- Là ! C’est là que nous allons dormir cette nuit !
- Ou ça Will tu délires ou quoi ? Il n’y a rien là s’écrièrent ses compagnons !
Le Nain brandit Seamus sa hache et d’un grand coup il
fendit la roche. Tous se protégèrent des gravats que sa hache avait projetés
partout et une ouverture se dessinait aux yeux de nos compagnons.
- Et bien WILLARD, s’étonna Eärynia, c’est bien les nains hein, tout dans la finesse ! On aurait pu être blessés.
- Ces elfes,
grommela-t-il, jamais content, mais maintenant on a un abri.
- Ca suffit ! Dit Gil. Arrêtez votre enfantillage !
Allons explorer cette grotte, nous avons besoin de dormir et la nuit ne va
pas tarder.
- C’est vrai, dit Bargo, il nous faut sécuriser cet
endroit, ce serait dommage de se faire surprendre par quelques créatures que
ce soit.
Le groupe se divisa en deux. Bargo et le Nain d’un
côté, le Mage et L’Elfe de l’autre. C’est ainsi qu’ils s’enfoncèrent dans la
grotte. Bargo et Will marchaient prudemment ;
- il fait étrangement
clair dans cette grotte ! S’étonna Bargo.
- C’est normal, répondit Willard, c'est dû à la
roche. Elle est recouverte d'une fine couche de minerai fluorescent et avec
l’ouverture que j’ai faite, il s’est chargé en lumière.
Au loin des clapotis de gouttes qui tombaient sur le
sol résonnaient dans la grotte.
- C'est une bonne chose, s’exclama Willard, nous
n’aurons pas de peine à trouver de l’eau.
Bargo et Willard progressait plus en avant dans la
grotte lorsque soudain le sol s’effondra sous leurs pieds. Ils commencèrent
une descente vertigineuse dans ce qui ressemblait à un conduit naturel créé
par l’érosion de la roche. Ce devait être le lit d’un ancien cours d’eau
souterrain. Ils terminaient leur glissade à l’intérieur d’une galerie
éclairée par des torches qui laisser découvrir un sol jonché d’ossements.
Nos deux compagnons se relèvent et regardent autour d’eux Stupéfaits et
inquiets. C’était des ossements de toutes sortes, humains, orcs, nains et
diverses espèces d’animaux. Une galerie de trolls des montagnes, ces infâmes
créatures qui se repaissaient de tout, des êtres abjects et répugnants. Nos
deux amis étaient sur leur garde. Willard était honteux, lui qui connaît les
montagnes, s’être laisser avoir comme ça, il s’en voulait d’avoir entraîner
Bargo dans ce piège dont il aurait pu se douter. Enfin ! Il ne s’agissait
pas de se lamenter sur son sort. Il fallait se sortir de cette situation.
Pendant ce temps Gil et Eärinya étaient tombés dans
un cul-de-sac. Ils rebroussaient chemin quand soudain le Mage eut un
pressentiment. Il alerta l‘elfe :
- Il faut se dépêcher ! Nos deux amis ont des ennuis je le sens ! Ils nous faut nous hâter les secourir.
Pendant ce temps, Will et Bargo avaient pu trouver ce
qui ressemblait à un escalier mal taillé dans la roche et étaient remontés
retrouver le Mage et l'elfe...
Quand les deux
groupes se retrouvèrent, ils étaient devant l'entrée de la grotte.
- Que vous est-il arrivés ? Dit Gilgamesh.
- On marchait et tout à coup on est tombé... Dit Bargo.
- ... Dans une crevasse creusée par un ancien cours d'eau souterrain et j'aurai dû le voir. Reprit Willard.
Eärinya avait peur de dire quelque chose car elle ne
voulait pas que le nain la renvoie sur les roses. Bargo reprit et dit :
- On a trouvé plein
d'ossements de diverses races. Ceux de nains, d'elfes, d'humains, d'orcs et
de créatures de toutes sortes. Willard pense qu'il y a des trolls en bas et
que l'on est tombé dans la salle des festins.
- Comment avez-vous pu remonter ? Osa dire Eärinya.
- J'ai trouvé un
escalier mal taillé mais suffisant pour remonter. Dit Willard.
A ce moment là, on entendit des battements d'ailes et
un cri surgir de dehors. Gilgamesh, ayant comprit que Pyro était de retour
et qu'il les cherchait, sortit immédiatement et en peu de temps il les avait
rejoint. Pyro commença à parler à Gilgamesh et là les autres furent étonnés
de tout comprendre. Il disait :
- J'ai survolé la montagne et j'ai trouvé de l'autre coté une terre noire, très noire. Il n'y a pas beaucoup de chemins possibles pour atteindre le château du Grand Mal. La route principale est couverte de soldats morts-vivants. Des archers et des fantassins sont cachés un peu partout. Pendant que je survolais les alentours je me suis approché du château qui est quand même assez loin pour vous. Les gens du château m'ont repéré et ont lâché un de leurs monstres mort-vivant. Je fus très étonné mais le monstre qui se dirigeait vers moi était un autre dragon mais pas n'importe lequel, un dragon squelette. Je me suis donc livré à un combat qui fut quand même assez dur car cet ancien dragon devait être plus vieux que moi maintenant quand il est mort. Mais j'ai réussi à le mettre en morceau. Cela ne l'a pas tué, j'en suis certain mais j'ai profité de cet instant pour vous rejoindre maître.
- Je te remercie pour ton rapport et je te félicite de ton courage et de ta vaillance mon cher Pyro. Je vais te soigner de tes blessures. Dit Gilgamesh.
Celui-ci s'exécuta et commença à soigner les
blessures de son dragon. Pyro commença à sentir quelque chose et dit :
- Je crois qu'il y a
un autre dragon dans les parages et pas un dragon squelette.
- Oui, je crois que c'est un dragon noir si je ne me
trompe pas, avec au moins plus d'une centaine d'années donc assez puissant.
Dit Azroc.
Les trois autres compagnons étaient toujours ébahis
sur le fait que les deux dragons de Gilgamesh, qui n'avaient jamais parlé,
parlaient très bien leur langue. Bargo demanda :
- Tes dragons parlent notre langue ?
- Pas mes dragons mais tous les dragons qui vivent peuvent parler la langue des humains mais aussi celle des elfes et celle des autres races. Vous ne le saviez pas ? Dit Gilgamesh.
- Non ! Dirent en coeur les trois autres compagnons.
- Ce n'est pas que je n’ai pas envie de vous en parler maintenant mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui se rapproche de nous dans le noir et ce n'est pas très petit. Dit Gilgamesh.
- C'EST LE DRAGON NOIR ! Cria Azroc.
A peine Azroc avait-il identifié le visiteur, qu'Eärinya en sentit sa puissance, comme l'avait pensé le petit dragon. Cependant, ses intentions restaient obscures...
Elle se rapprocha un peu de Bargo, peut-être par inquiétude, mais ce dernier n'en fût pas mécontent. Depuis qu'elle avait avoué son mensonge, elle s'était montrée distante, ne lui ayant plus adressé la parole. L'Elfe prit son arc, Willard, Seamus. Bargo quant à lui tira Filâme... Seul Gilgamesh semblait ne pas se préparer à attaquer, ce qui déconcerta ses compagnons. En dépit du danger que pouvait représenter ce fameux dragon noir, il s'avança doucement mais franchement vers lui.
- Attend ! Lui cria Bargo. Mais que fais-tu ?
Aucune réponse. Les trois compagnons suivirent,
hésitants, et se trouvèrent face à un immense dragon noir, aux yeux rouges.
Eärinya et Bargo restèrent pétrifiés devant la masse noire. Willard leva sa
hache. Tous s'attendirent à ce que le dragon les attaque, mais curieusement,
il ne bougea pas, les observant de ses yeux flamboyants.
- Un mage, un Semi elfe, une Elfe et un nain... voilà un bien étrange équipage ! Commença le dragon, de sa voix caverneuse.
Tous sursautèrent, sauf Gilgamesh, qui en savait long
sur les cracheurs de feu... Il lui en fallait bien plus pour l'inquiéter.
- Vous êtes très courageux de vous aventurer ici... ou fous... Reprit le dragon. Vous ne craignez donc pas les Trolls des cavernes ? Pourtant nombre de créatures sont tombées dans ses griffes.
- Que nous voulez-vous ? demanda Eärinya.
Le dragon tourna sa tête vers l'Elfe qui ferma sa
main plus fermement sur son arc.
- N'aie crainte, Elfe, je ne suis pas là pour vous tuer, je l'aurai déjà fait...
Eärinya n'aimait pas du tout la façon dont le dragon
la regardait, comme s'il voulait sonder son esprit. Le monstre posa son
regard sur Willard, et celui-ci eut la même réaction que l'Elfe.
- Vous voulez détruire Grand-Mal, n'est-ce pas ? Vous êtes allés à Galaad et ce conseil de pacotille vous l'a demandé. Vous êtes trop bons, jeunes gens...
- Conseil de pacotille ? demanda Bargo.
- Bien sûr ! Vous imaginiez quoi exactement ? Que cette citée était un paradis ? Que les races s'entendaient à merveille ? Mais quels sots ! Comment voulez-vous que des Elfes et des Nains puissent s'entendre ? Les uns trop fiers et orgueilleux, les autres trop guerroyants... Et les humains qui ne pensent qu'à l'argent et au pouvoir ? Les mages qui ne cessent de vouloir être les plus forts... Vous n'avez dont rien vu de cela ? Quand aux sang-mêlés, ils sont bannis de cette cité...
Ses yeux implacables se fixèrent sur Bargo durant de
longues secondes.
- Partez, faites demi-tour et rentrez chez vous... Cette guerre ne vous concerne pas... Grand-Mal a autrefois été banni de la citée car les mages de l'époque trouvaient que sa magie était impure. En réalité, il cherchait à redonner vie aux soldats morts pour défendre la citadelle, à tous ceux que la maladie emportait, et tous les disparus chers à ses habitants. Mais ce Conseil l'a jugé dangereux et depuis il ne rêve que de prouver sa force... Jamais il n'a envoyé ses légions sur la citée... JAMAIS !
Ce dernier mot fut littéralement hurlé par le dragon.
Il reprit plus doucement:
- Ils veulent que vous tuiez ce nécromancien car les
lois de leur cité le leur a interdit à l'époque... Réfléchissez bien,
aventuriers... Je n'ai pas été envoyé par Grand-mal. J'agis de mon propre
chef.
Le dragon se retourna et commença à s'éloigner. Tous
restaient perplexes. Qui croire ? Que faire à présent ?
- Attendez! Lui intima Willard.
Mais le dragon continuait sa route, puis, à l'entrée
de l'abri de fortune, prit majestueusement et silencieusement son envol.
Tous se perdirent dans leurs pensées. Bargo avait eu des doutes au sujet de
la cité, mais pas à ce point...
Que fallait-il faire
maintenant ? Rien avant d'avoir pris du repos.
Ils se couchèrent donc, les uns près des autres.
Bargo s'endormit rapidement, et ne vit pas que l'Elfe gardait les yeux sur
lui, avant de plonger elle-même dans son sommeil elfique. Willard bougonna
un petit moment au sujet de ce dragon, puis se laissa glisser dans les bras
de Morphée. Gilgamesh laissa longtemps ses pensées se perdre sur le discours
du dragon... et ne s'endormit point.
Au petit matin, tout
le monde se réveilla (même Gilgamesh qui était tombé dans le sommeil) avec
le soleil car la grotte était dirigée plein Est. La licorne de Eärinya
broutait dehors et Pyro et Azroc dégustaient une créature des bois.
Pendant que tout le monde se restaurait un peu,
Eärinya pris la parole :
- Que pensez-vous de ce qu'a dit le dragon noir d'hier soir. Devons-nous continuer notre quête contre le Grand-Mal, nous retourner contre Galaad ou laisser tomber cette quête en les laissant se débrouiller.
Gilgamesh prit la parole :
- Ce que je peux vous affirmer c'est que les dragons noirs sont généralement à l'écart de tout le monde. Donc il ne parle pas sous l'influence du Grand -Mal. Le fait qu'il nous ait parlé sans vouloir nous tuer est un grand honneur qu'il nous a fait. Habituellement il reste tranquille dans son coin et jamais vous ne verrez un dragon noir s'impliquer dans quelque chose qui ne le concerne pas de près.
- Pouvons-nous
conclure qu'il avait raison ? Questionna Bargo.
- Je suis certain que tout ce qu'il nous a dit était
la pure vérité. Dit Gilgamesh.
- C'est vrai que nous avons été étrangement
accueillis à Galaad. Certes nous avons été bien reçus mais bizarrement. D'un
autre coté, le Grand-Mal nous a envoyé un succube qui a failli nous tuer.
Dit Willard.
Eärinya reprit :
- Il veut sans doute montrer qu'il est le plus fort. Mais je crains que son but ne se soit transformé avec le fil du temps. Voyez comment il a tué toute la population d'un village et comment il a essayé de nous tuer avec son succube et hier contre Pyro. D'un autre côté si le dragon noir a dit la vérité alors il n'est pas méchant. Je propose de continuer quand même notre chemin vers le Grand-Mal pour avoir une entrevue avec lui si c'est possible et alors nous verrons bien qui a raison et qui sert les forces du mal car il est certain que l'un des deux est gouverné par le mal.
Gilgamesh continua en disant :
- Cela pourrait expliquer pourquoi Galaad est entouré par les forces du mal sans être aucunement dérangé. Mais je suis d'accord avec toi Eärinya. Et vous deux vous pensez quoi ?
Bargo dit alors :
- Je suis ton avis Eärinya car c'est vrai que cette histoire est bizarre. Je pense aussi que nous devrions allez voir le Grand Mal.
- Je vous suis. Pour une fois que les elfes disent quelque chose de censé ! Rétorqua Willard avec un léger sourire au coin de la lèvre.
Gilgamesh recommença et demanda à Willard :
- Penses-tu que l'on puisse traverser cette montagne par cette grotte ?
- Oui, je pense que cela est possible si on ne se perd pas trop dans se labyrinthe ! Répondit Willard.
- Alors en route ! Dit Bargo. Nous avons encore un long chemin devant nous.